T9

Catégorie : Mobilite · Metropole Lyon

Chapitre 1 – Des points sur la carte, mais pas de trait entre eux

Pendant longtemps, trois lieux de l’agglomération lyonnaise semblaient proches… mais restaient mal reliés :

  • La Soie, devenue dans les années 2000 un carrefour majeur grâce au métro A, au tram T3 et au Rhônexpress.
  • La Doua, campus universitaire et scientifique, desservi depuis 2001 par T1, puis T4.
  • Charpennes, pôle d’échanges historique depuis 1978 avec les métros A et B.

Sur une carte, ces trois pôles formaient presque un triangle. Sur le terrain, passer de l’un à l’autre nécessitait détours, correspondances multiples et temps de trajet disproportionnés. Et au milieu, Vaulx-en-Velin, avec son centre-ville, le quartier du Mas du Taureau et un passé marqué par de grandes coupures : le canal de Jonage d’un côté, le périphérique de l’autre.


Chapitre 2 – Des idées qui n’ont pas abouti

L’histoire du T9 est aussi celle de projets abandonnés. Pendant des années, on a parlé de transformer le C3 (cours Lafayette) en ligne de tramway. Mais les rues étroites, les contraintes techniques et le coût des acquisitions ont mis fin à l’idée. Résultat : le C3 a été modernisé… mais il est resté un trolleybus.

Autre piste envisagée : se contenter de renforcer T1 et T4. Mais cela ne résolvait pas le problème central : la liaison directe est–nord, sans passer par Part-Dieu. Enfin, certains ont misé sur le développement de T6, mais son tracé sud ne pouvait pas répondre au besoin de Vaulx et de Villeurbanne nord.


Chapitre 3 – La naissance du T9

Face à ces limites, la solution est apparue : créer une ligne neuve reliant directement La Soie à Charpennes, en passant par le cœur de Vaulx-en-Velin et le campus de La Doua. Le tracé choisi n’est pas le plus facile, mais le plus utile. Il traverse des quartiers où la demande est forte et où les coupures urbaines peuvent être enfin traitées.

Le projet prévoit un nouveau pont sur le canal de Jonage, conçu aussi pour les piétons et les cyclistes, et des aménagements pour franchir le périphérique de façon confortable et sécurisée.


Chapitre 4 – Ce que le chantier change déjà

Derrière la pose des rails, il y a un autre chantier : celui de l’espace public. Sur tout le parcours, les rues sont repensées pour donner plus de place aux trottoirs et aux pistes cyclables. Les carrefours sont sécurisés, des arbres sont plantés, et la voirie est rééquilibrée au profit des modes doux.

C’est aussi une opération économique : un plan d’accompagnement aide les commerçants pendant les travaux pour limiter la perte de clientèle.


Chapitre 5 – Les jalons clés

  • 2023–2024 : déviations de réseaux, libération des emprises.
  • Début 2025 : première soudure de rail à Vaulx-en-Velin.
  • 2025–2026 : installation des voies, aménagement des stations et essais techniques.
  • Fin 2026 : mise en service prévue.

Au total, environ 11 km et 19 stations relieront La Soie à Charpennes.


Chapitre 6 – Ce que T9 va changer

Pour Vaulx-en-Velin, c’est une colonne vertébrale de transport qui reliera directement le centre-ville et les quartiers rénovés au réseau lourd. Pour Villeurbanne, c’est une connexion fluide avec La Doua et Charpennes, évitant les détours par Part-Dieu. Pour toute la métropole, c’est un maillon qui décharge les lignes saturées et densifie le maillage à l’est.


Chapitre 7 – Et après ?

T9 est pensé pour aujourd’hui, mais aussi pour demain. Sa plateforme pourra accueillir des extensions, et son tracé s’intègre dans une vision plus large : celle d’un réseau où chaque ligne joue un rôle clair, sans doublons, et où chaque quartier est relié par un transport fiable et direct.

Site officiel : https://destinations2026-sytral.fr/processes/t9

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